Je voudrais dédier ces mots à tous ceux qui ont une dent contre l’amour… à ceux qui ont le sentiment qu’un jour, il leur a joué un tour… à la personne qui a partagé un bout de son rêve brisé, sur ce même blog, le 26 mars dernier.

“S’ il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer…”

Je me suis souvent demandé à quoi pensait Goldman lorsqu’il a écrit les paroles de cette chanson. Je n’en sais trop rien. Mais ce doit être ce genre de choses que finissent par comprendre tous les vétérans et les estropiés des champs de batailles de l’amour.

Une minute de silence pour toutes ces personnes, un jour tombées sous le charme d’un sourire innocent… un soir envoutées par un parfum subtile qui refusa de s’évanouir, obstinément… qui de fil en aiguille ont vu se tisser une histoire d’amour à faire pâlir tous les Roméo et les Juliette de cette terre… puis qui sans trop savoir comment, se sont retrouvés seuls avec des tonnes de souvenirs, des promesses brisées, des instants de bonheurs à peine vécus, à peine trouvés.

Je voudrais dédier ces mots à tous ceux qui ont le sentiment qu’un jour leur ciel a perdu toutes ses étoiles. Puisqu’il ait de ces douleurs qui semblent nous tirer vers des fonds inconnus… puisqu’à tâtons nous marchons vers des lumières encore cachées, à presque inespérées.

Une minute de silence, au nom de nos peines et nos désarrois… nos cœurs lourds et nos regrets… nos amis perdus, tout ceux qui sont parti un jour et ne sont jamais revenus. Au nom des chemins qui se sont séparés, des voix que l’on n’entendra plus. Au nom de toutes nos ombres, tous nos orages et toutes nos tempêtes. Au nom de cette expérience humaine qui charrie avec elle son lot de souffrance. Immanquablement, inexorablement.

Seigneur… hier il a fait nuit, et ce matin de gros nuages couvrent l’horizon.

Prendre une bouffée d’air frais, même du fond de nos trous… tant que l’on a des poumons. Vivre d’ espoir, vivre d’envie… même du fin fond de nos nuits. Pour être là quand se lèvera le jour, puisqu’il n’y manquera pas. S’armer la force pour faire ce que l’on doit… de courage à chacun de nos pas. Pour agir sur ce qui nous est encore accessible. Pour que demain, le soleil revienne briller sur ce que l’on aura bâti. Malgré tout… envers et contre tout.

Nta mvura idahita.

Par Rhym, étudiant à Paris en France.

Photo par Arnaud Gwaga Mugisha