… Une femme

J’ai choisi ce titre pour vous mettre dans le bain assez rapidement. Oui, je suis la demoiselle que vous aviez applaudi il y a quelques semaines pour avoir essayé de rencontrer le monsieur sur lequel elle avait des vues, ha ! C’était dans l’article essayer avant de jeter l’éponge.
Vous savez, je partage mes histoires, non pas que j’adore “raconter ma life”, mais parce que j’ai découvert la magie qu’il y a derrière le partage d’histoires. Bon, hein, ne tournons pas trop longtemps autour du pot, laissez-moi vous dire ce que j’ai fait de la fameuse éponge ?

Je l’ai jetée. Eh oui, à un moment faut se décider.
Je ne veux pas me la jouer forte et,  je n’ai aucun intérêt à me faire passer pour une fille qui a un cœur de pierre. De un, parce qu’il paraît que les filles comme ça n’ont pas la côte au près des hommes (bonjour les clichés), et de deux parce que personnellement je n’aime pas ce genre de filles.

Avant de commencer ma mascarade pour rencontrer monsieur, j’ai eu une conférence Skype avec un ami (pour sa spiritualité) et avec une copine (pour ses qualités sociales). Je leur ai expliqué que, je devais essayer sinon que j’allais être malheureuse. Ma question était : nzoba ncumuye ? Le spirituel m’a rassuré, et m’a dit que non. La copine elle m’a dit le : “emwe iyambike ibara ntakundi, mais je te soutiendrai quoi qu’il arrive”.
Le spirituel m’a cependant donné une condition, que j’ai décidé de faire ma limite. Il m’a dit de tout faire pour que monsieur voit que je suis intéressée, et de le laisser venir à moi par la suite.

J’ai donc fait comprendre à monsieur que je suis intéressée. Je crois. Ebana, croyez-moi, j’ai fait tout ce que mes limites me permettaient de faire. Mais, rien. NADA !
Dans mon cas, le “rien” était sous la forme : “j’ai vu, mais je ne suis pas intéressé. Je ne vois même pas comment te l’expliquer. Je ne veux même pas qu’on en parle.”

Quelqu’un a-t-il parlé de honte ?Non, je n’ai pas eu honte d’avoir essayé. Au contraire, même si je me suis ramassée, j’éprouve une certaine fierté d’avoir essayé de réaliser mon rêve. Ha ! Ça me rappelle le slogan du club de midi, sur Bonesha fm : “l’essentiel est de participer”. Pour moi, l’essentiel était d’essayer.

Mais, mine de rien, wamengo ndikuyeko uduhuzu nyene, mais en amour, il faut prendre le risque d’être vulnérable #qu’estcequej’ensaismoi.

Pour m’encourager, je me suis imaginée, glisser puis tomber devant toute une assemblée qui n’a d’yeux que pour moi. Dans ce cas, la meilleure solution (selon moi), c’est de se relever, esquisser un sourire gêné pour montrer que ce n’est pas de ma faute (il n’avait qu’à ne pas être intéressant #lol) , rassurer que tout va bien, prendre son bout de papier, et lire son discours. Puis, attendre d’être dans les coulisses pour prendre le temps de pleurer s’il le faut, et par après consulter son médecin pour voir si tout va vraiment bien.

Pour ma part, j’ai pris le temps de faire mon deuil #ewelaterre, et maintenant je regarde cette histoire comme une victoire. Une victoire sur mes peurs, une victoire, le refoulement des sentiments. J’ai d’ailleurs envie de vous dire comment j’ai fait mon deuil, tiens ! Ce sera pour une prochaine fois, promis ! Par après j’ai compris aussi une chose que j’aimerai confier aux demoiselles: n’essayez qu’en cas de force majeure. C’est-à-dire, quand vous aurez envie que le râteau arrive en toute urgence, histoire de tourner la page.

Ne vous gênez pas de faire votre cirque (dans le respect de l’autre, de grâce). Si votre cible s’arrête pour vous regarder, et vous laisse une pièce, continuez, montrez-lui ce que vous avez toujours rêvé de lui montrer, donnez lui l’envie de rester #facileàdirejesais. Par contre, si personne ne s’arrête, si personne ne s’intéresse à votre jeu, rangez vos instruments dans la caravane et allez vous chercher des spectateurs ailleurs. Vous finirez par trouver quelqu’un qui comprendra votre délire. En d’autres termes, essayer avant de jeter l’éponge mais, sachez arrêter votre cirque quand il faut…