… Une femme

Hier encore, je me suis retrouvée à tomber d’accord avec ma cousine sur le fait que la vie est injuste (au final, je ne suis plus de cet avis #changeusedavisprofessionnelle). Il y a quelques jours, un ami me citait le : “kunda uwugukunda, kuko urya ukunda akunda uwundi”. Une de mes meilleures amies, dont l’histoire d’amour m’a longtemps fait rêver, m’a récemment fait part de la violence de sa rupture. Moi qui n’ai jamais rien compris en amour (sauf si il n’y a vraiment rien à comprendre, dans ce cas j’aurai tout compris), je me suis dit qu’au finish j’ai peut-être compris une chose : il faut essayer, jusqu’à ce que on tombe sur le “bon” (il y a plusieurs définitions de ce mot, selon les attentes de chacune).

On a essayé de me faire comprendre qu’il faut faire attention avec les garçons, qu’ils sont méchants, qu’ils n’ont pas de cœurs, qu’ils incarnent l’infidélité par excellence, etc. J’ai vu des filles arrêter leurs études “à cause” (je tire votre attention sur les guillemets) d’un garçon, des parents être malheureux parce que leur fille sortait avec un tel. Tout ça a fait que j’ai entretenu une certaine méfiance envers la gent masculine.
Mais, sans tarder, des camarades de classe ont commencé à me faire les yeux doux ; des amis, des inconnus, même des collègues ont de temps à autre essayé de me faire découvrir ce que c’est d’aimer #haha. Bien évidemment,  j’ai souvent pris mes jambes à mon cou, parce qu’en eux je voyais ce que je pourrais résumer en ingorane. Mais, ça me faisait plaisir que tous ces gens bien puissent s’intéresser à moi !
Les mois, les années sont passés et, un bon soir (ou une mauvaise nuit), j’ai senti le danger d’aimer. J’ai passé toute une nuit à penser à ce “type”. J’ai vraiment stressée, parce que je n’avais aucune raison de sortir avec lui, vu tous les projets que j’avais (à l’époque j’avais 17 ans). J’ai donc décidé qu’on n’allait pas aller loin. A la fois, j’ai découvert ma sensibilité (il faut kwimenya) et ce que certains appellent “le coup de foudre”. Inutile de vous dire, que maintenant, moi et le “type” on est de bons amis comme on dit.
Par la suite, je suis restée sur mes gardes (selon moi), ou super inaccessible (pour les autres). Cela m’a évité pas mal de désagréments, j’avoue et #Dieumerci.

Après une année, deux ans, trois ans de célibat, une cloche a sonné : “Hellooo, ici la Terre !! Hellouuu !!”, “au lieu de flasher en désordre sur tous les garçons pas mals, cherche toi un homme avec lequel tu as envie de te poser”. Et là, boom !! Parmi tous les hommes qui m’entouraient, aucun ne m’intéressait vraiment. J’ai réalisé que tous les “gars” qui m’intéressaient étaient pour moi, inaccessibles #ironiedusort.

J’en ai ciblé un premier, pas moyen de l’atteindre. Pour le fun (et pour disperser les hormones responsables de mon flash #lol), j’en ai parlé à mes amis, j’ai même monté une vidéo de nous #lol. J’ai essayé de faire des contacts ici et là, jusqu’au jour où, sans savoir comment, je l’ai oublié (trop de boulot sûrement). Une autre fois, j’ai parlé “sérieusement” avec Dieu #hehe et, comme (j’ai dit bien comme) par hasard, j’ai vu un autre élément intéressant #inkuruiratanguye. Je me disais qu’il allait m’intéresser et que, au bout d’un moment j’allais jeter mon dévolu sur un autre #commedhab. Longtemps après, j’ai fait un lien entre ma prière et la façon dont je l’ai découvert, puis j’ai commencé à prendre l’histoire un peu au sérieux. Je vous passe de ma combine qui malgré qu’elle ne se soit pas passée comme prévu #risquesdumétier, m’a permis d’entrer en contact avec monsieur #mercipourlesapplaudissements.

Plusieurs (j’ai dit bien plusieurs) mois avant de le rencontrer, famille et amis m’ont soutenu et se sont aussi moqués de moi d’une façon gentille tout de même #lol. Ce n’est que maintenant seulement que je me rend compte de la peine que j’ai causé à certains bons amis #hmm, en leur parlant de monsieur: le p**vre, il ne sait pas la chance qu’il rate ! Jewe mama ko wanyanse” #sniif?

Donc, voilà ! Prier, écouter ses sentiments, ne pas se laisser guider que par eux, s’occuper aussi de sa vie professionnelle, attendre d’être convaincu (tout en sachant qu’on peut se gourer), essayer d’écrire une histoire, rester fidèle à soi même, ne pas se la jouer trop solo, ne pas jeter l’éponge juste parce que c’est trop dur -tant qu’on a encore un peu d’énergie-. Quand, on pense que ça vaut vraiment la peine, il faut essayer.

Imaginer ta main cherchant la mienne
La mienne cherchant la tienne..
Me fait croire que je ne peux prétendre
A un plus grand bien,
Aussi subtil peut-il être.

On m’a longtemps dit comment les choses doivent se passer, j’ai longtemps attendu qu’elles se passent comment ils devraient se passer. Entre deux, j’ai voyagé, j’ai vu autre chose, sans réfuter ce qu’on m’avait appris #tropdemotspourrien. Au final, j’ai vu une vague, j’ai “sauté” dessus et j’essaie de chercher un équilibre pour surfer #oohlasportive!

La suite ? C’est que j’ai adoré ses yeux #pasque. Après, je ne sais vraiment pas comment les choses vont se passer. Voudra-t-il essayer ? Pourrai-je conjuguer avec son caractère, que j’ignore d’ailleurs #oohlarêveuse!  Était-ce un flash qui a duré un peu plus longtemps que d’habitude ? Quand je vous dis que je ne comprends rien, ce n’est pas pour rien… #tropderienpourrien! Je vous rappelle que je suis de nationalité burundaise, que je ne me sens donc pas la force d’être clair avec lui #votreavismintéresse.

Ce qui me plaît dans tout ça, c’est que j’ai essayé. Et, pour tout vous dire, même si je ne comprends pas grand chose dans tout ça, le fait d’avoir essayer de comprendre pourquoi j’ai longtemps fuit l’amour, et de réaliser que je suis compliquée (allez savoir pourquoi) et d’essayer d’arranger les choses tout doucement, me fait un bien fou.

Hier j’ai eu l’impression qu’on “m’arrachait le cœur sans anesthésie” #lesgrandsmots, vu que j’ai cru comprendre que je passe pour du beurre depuis longtemps, mais ça va (je crois que je vais continuer à cherche mon équilibre malgré tout). Je dis ça va, parce que je sais que ça va aller. Ecoutez donc la chanson de Fortran  ntaco nzoba”, vous comprendrez pourquoi.

Alors, on se dit qu’on essaie avant de jeter l’éponger ? Ou bien ?
Quoi qu’il en soit, soyez heureux  #cesttoutcequicompte!

N'a-t-elle pas essayé?

N’a-t-elle pas essayé? – Une photo d’Arnaud Gwaga Mugisha